Premiers éléments de programme

En Isère comme ailleurs, le temps est venu de révolutionner notre système de pensée pour faire de notre département un territoire plus résilient, résistant & solidaire, qui prenne enfin en compte l’urgence de la transition écologique et la nécessaire protection des individus.

Inventons ensemble et maintenant notre avenir commun !

Pour que l’Isère prenne enfin le chemin de la bifurcation écologique face au dérèglement climatique qui s’accélère encore plus vite dans nos montagnes .Pour faire reculer les inégalités et les injustices dans tous les territoires de l’Isère. Pour faire de l’Isère une terre d’émancipation et d’accès à de nouveaux droits. Pour que l’Isère avance avec détermination sur la voie d’une proximité renforcée avec les citoyen.ne.s, un département qui nous engage face eux enjeux et aux urgences de notre temps.

Nous appelons à construire un programme sur quatre fondements clairs et solides.


1. Engager l’Isère dans la transition écologique pour faire face aux enjeux du dérèglement climatique

Dans un contexte où la dégradation de notre biosphère, l’augmentation des gaz à effet de serre et les effets de la pollution impactent à un niveau jamais atteint notre santé et nos conditions de vie, il est impératif d’agir en prenant en compte l’ampleur des changements à amorcer.

  • Soutenir les politiques de développement des mobilités alternatives à la voiture individuelle et au tout carbone, incluant le renforcement de l’offre notamment en zone rurale et péri-urbaine : retour du conseil départemental au sein du SMMAG, soutien aux lignes ferroviaires du quotidien;
  • S’engager à respecter la biodiversité et le cycle de l’eau, en partager les usages, en tant que bien commun ;
  • Investir massivement dans l’isolation thermique des bâtiments publics et privés ; mettre en place des exigences écologiques et de mixité sociale dans la construction des nouveaux logements publics ;
  • Renforcer le soutien aux communes dans leurs projets d’investissement axés vers la transition écologique, fin du soutien aux grands projets inutiles et imposés ;
  • Engager une politique structurante d’autonomie alimentaire intégrant tous les aspects : du revenu agricole, à la préservation des terres aux débouchés en circuits courts… ;
  • Fixer comme objectif dans la mandature le passage à 100% bio et local avec option végétarienne quotidienne dans la restauration des collèges ;
  • Adapter la politique du tourisme aux défis climatiques et accompagner ce secteur face aux changements et vers un modèle innovant et écoresponsable ;
  • Mener une politique montagne/forêt ambitieuse pour affronter les chocs climatiques à venir.

2. Faire de l’Isère un territoire accueillant et solidaire, un territoire qui protège

Alors que les inégalités territoriales, économiques et sociales sont exacerbées et que de nouvelles formes de pauvreté et d’isolement se font jour, il est nécessaire de renforcer le champ d’intervention des solidarités, cœur de métier du Département, d’autant que notre modèle social n‘a pas été pensé pour les crises sociales d’ampleur attendues dans l’ère post-covid.

  • Revaloriser l’action des travailleurs sociaux dans tous les domaines ;
  • Renforcer la proximité dans l’accompagnement des publics les plus précaires, en assurant la présence du service public sur tout le territoire et en s’appuyant sur le tissu associatif ;
  • Améliorer les instances de décisions et de suivi en faveur du handicap, l’accompagnement et la prise en charge des personnes handicapées ;
  • Imaginer des solutions nouvelles pour répondre aux besoins de nos ainés et de leurs aidants ;
  • Promouvoir une politique d’hébergement inconditionnel en partenariat avec les services de l’Etat et les autres collectivités ;
  • Accompagner les jeunes vers l’autonomie, en particulier ceux qui sortent de la protection de l’enfance, réformer la politique des mineurs non accompagnés ;
  • Renforcer l’accès à la santé: soutien à l’installation de centres de santé à but non lucratif sur tous les territoires ; développer une politique sanitaire de prévention ;
  • Impliquer à nouveau le Département dans les instances de décision de la politique de la Ville pour l’emploi et l’insertion ;
  • Lutter contre le non-recours aux droits ;
  • Porter des expérimentations locales, à travers une Agence départementale des solidarités : réviser la politique de tarification des services publics locaux, promouvoir l’élargissement du RSA aux 18-25ans et expérimenter plus largement un revenu inconditionnel, mettre en place un « pack » gratuités pour les besoins quotidiens essentiels…

3. Faire de l’Isère une terre d’émancipation

Dans une société encore trop inégalitaire, le milieu social détermine bien souvent la capacité à trouver sa place dans la société. Education, culture, sport, loisirs : le département doit actionner de nombreux leviers pour œuvrer à l’émancipation des Isérois·se·s !

  • Offrir des conditions d’apprentissage de qualité aux collégien·ne·s en proposant des effectifs à taille humaine, prenant en compte la mixité sociale. Aménager des infrastructures non genrées.
  • Lutter contre l’échec et le décrochage scolaires. Ré-investir les réseaux d’éducation prioritaire en lien avec la politique de la ville et les politiques de prévention.
  • Agir contre la fracture numérique et sensibiliser les élèves aux enjeux des réseaux sociaux ;
  • Renforcer la coopération entre musées départementaux et établissements scolaires.
  • Soutenir la culture dans toute sa diversité en favorisant son accès dans tous les territoires ;
  • Agir en faveur de l’accès aux sports pour toutes et tous ;
  • Mettre en œuvre une politique en faveur de l’égalité et de lutte contre toutes les discriminations ;
  • Renforcer la politique de prévention de santé par l’éducation, notamment en matière d’éducation sexuelle et en matière d’usages du numérique.
  • Promouvoir la citoyenneté, la laïcité, l’éducation populaire et les valeurs de la République dans les collèges ;

4. Faire du département de l’Isère une collectivité exemplaire au plan démocratique

C’est grâce à l’intelligence collective que le Département sera en mesure de construire des solutions adaptées aux besoins, ambitieuses et innovantes.

  • Relancer un véritable dialogue partenarial avec les communes, intercommunalités et associations afin de construire les politiques publiques départementales.
  • Co-construire les décisions avec les citoyen·ne·s et évaluer l’impact des politiques départementales, avec droit d’interpellation du conseil départemental par voie de pétition, expérimentation de modalités de votations populaires et de mécanismes d’évaluation de l’action des élu-e-s par les citoyen-nes ;
  • Adopter des modes de gestion publics des services publics locaux plutôt que de recourir aux délégations au privé, tout particulièrement pour gérer les biens communs, refuser les partenariats public-privé ;
  • Renforcer le maillage territorial des services départementaux partout dans le département ;
  • Conforter le dialogue social avec les organisations représentatives des agent·e·s du Département ;
  • Défendre la compétence du Département comme collectivité territoriale disposant de dotations suffisantes ;
  • Rétablir un financement pérenne aux associations par des subventions de fonctionnement, là où les seuls appels à projets sont un frein à la liberté d’action et d’initiative.

Les signataires de l’appel et de cette trame programmatique impulsent un travail citoyen avec des ateliers dans tous les cantons du département.