2022-10-03

Une première décision modificative et des manques…

Le 22 octobre 2021 s’est déroulée la première décision modificative budgétaire du mandat. Plusieurs thématiques ont été abordées sur lesquelles les élu-es du groupe UGES se sont positionnés : création d’une aide pour les agriculteurs touchés par l’épisode de gel du printemps 2021, aides aux entreprises agroalimentaires, plan montagne 2021-2023, plan de construction et reconstruction des collèges 2021/2028… Des interventions que vous pouvez retrouver dans leur intégralité ici.

David Queiros, conseiller départemental de Saint-Martin d’Hères, est intervenu pour livrer l’état d’esprit général des élu-es du groupes UGES concernant cette première décision modificative.

Il est important de  rappeler qu’elle intervenait dans un contexte particulier. En effet, la construction du budget primitif  2021 a été difficile. Le contexte de crise sanitaire appelait à la prudence et le vote qui aurait dû se tenir en décembre 2020 a été reporté en avril 2021.

Il existait des différences très marquées de chiffres entre le rapport d’orientation budgétaire du 26 février 2021 et le budget primitif voté le 1er avril. Il était donc très difficile pour les conseillers départementaux d’avoir des éléments d’appréciation en terme de rétrospective et de prospective.

Il est à noter est que le budget 2021 avait pour caractéristique d’être le dernier budget de la précédente mandature et qu’il était également le plus élevé des 6 dernières années. Il entrainait une augmentation forte des investissements et de la dette.

Pour les élu-es du groupe UGES, cette première décision modificative proposée par la majorité départementale, ne prend pas suffisamment la mesure de l’aggravation de la situation économique et sociale. La France compte depuis le début de la crise sanitaire 1 million de personnes pauvres en plus. L’Isère n’est, malheureusement, pas épargné, cette décision modificative aurait dû être l’occasion d’aborder ce sujet.

Aussi, les élu-es du goupe UGES regrettent la non consommation de crédits en matière de solidarité et de cohésion sociale, notamment dans le champ de la lutte contre la pauvreté avec les chèques alimentaires et dans le champ de l’accompagnement vers l’emploi, on parle ici de plus de 500 000€ reportés sur 2022, alors que l’urgence est là !

De même, malgré ce qu’avait annoncé la majorité départementale en avril 2021, il n’apparaît pas d’action favorisant la lutte contre le non recours aux droits.

Des aides pour les jeunes en situation de précarité auraient pu également être envisagées alors que la précarité étudiante est de plus en plus forte, un coup de pouce aux ménages aurait été bien venu face à la flambée des prix de l’énergie. Le Département dispose de leviers tels que le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) qui pourraient être actionnés et retravaillés dans ce sens.

Le groupe majoritaire s’est montré rassurant sur la manière dont allé être financé les nouvelles mesures de ce début de mandat : pass sport, culture et le ticket de cantine des collèges à 2€. Malgré cela les élu-es du groupe UGES regrettent le manque d’ambition de cette première décision modificative dans plusieurs domaines, notamment dans celui de l’action social comme évoqué au-dessus. Ils porteront plusieurs revendications lors du débat d’orientation budgétaire de novembre.