Proposition : Santé

Lancement du dispositif « mon médecin près de chez moi » : soutien et création de centres de santé pluridisciplinaires, publics ou associatifs, dans tous les territoires de l’Isère ;

La crise sanitaire a mis en lumière une réalité l’on connait bien dans nos territoires, qu’ils soient urbains, péri-urbains ou ruraux : les inégalités dans l’accès aux soins et à la santé. Ces inégalités sont dues à deux facteurs :

1/ les déserts médicaux, qui s’inscrivent dans une désertification plus globale de certains territoires, qui perdent des services publics puis des activités économiques entraînant dans leur sillage le système de santé.

2/ le renoncement à se soigner, qui ne relève pas uniquement de questions financières, mais aussi d’éducation aux soins et à la santé.

Ces sujets sont au cœur des compétences du département, puisqu’il s’agit à travers l’accès aux droits et à la santé de tous, de garantir les solidarités humaines et les solidarités entre les territoires. Nous avons donc une responsabilité forte à AGIR.SI le soutien à l’installation de médecins libéraux, à travers les maisons de santé favorisant le regroupement de professionnels, est nécessaire, il est toutefois loin d’être suffisant.

Notre proposition, en détail.

Nous proposons donc :

-de déployer des centres de santé publics ou associatifs partout en Isère, avec l’opération « Mon médecin près de chez moi ». Composés de médecins généralistes, de spécialistes, d’infirmiers, de professionnels paramédicaux tels que kinésithérapeutes, diététiciens, orthophonistes etc….

L’objectif est double :

A la fois assurer la prévention et l’éducation à la santé

garantir la permanence des soins partout en Isère, quel que soit son lieu de résidence.

Cela répond par ailleurs, aux souhaits des jeunes médecins, qui n’ont plus envie de travailler comme leurs prédécesseurs et souhaitent aujourd’hui travailler davantage en équipe, avec un meilleur équilibre entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle.

De tels centres de santé existent déjà dans certains départements en France, tels que la Sâone et Loire, le Gard, la Meuse…il en existe aussi à Grenoble, en partenariat avec l’Assurance Maladie et l’Agence Régionale de Santé. Cette opération est donc tout à fait crédible et estimée à environ 3 millions d’euros de fonctionnement, donc absorbable par notre Département.

Dès le début du mandat, nous lancerons donc une étude précise, en concertation avec les acteurs de la santé, pour un déploiement prévu dès janvier 2022.