Proposition : Routes

Entretenir et sécuriser les routes départementales et promouvoir le covoiturage pour les Isérois n’ayant pas d’alternative à la voiture individuelle; Soutenir la région et les intercommunalités dans le développement des transports en commun.

Le Département de l’Isère est responsable de l’entretien et la gestion de la quasi intégralité des routes hors du territoire de la métropole grenobloise. C’est un budget conséquent de l’ordre de 100 M€ / an. 

Depuis 2015, le Département a perdu la compétence en matière de transports urbains (“TransIsère” notamment), qui ont été transférés à la région. Il demeure toutefois compétent en matière de mobilité partagée (covoiturage) et de mode actifs sur les voiries dont il a la responsabilité. Après s’être opposé frontalement à la création du SMMAG, autorité organisatrice de mobilité compétente sur les territoires de la Métropole, du Grésivaudan et du Voironnais, le département a finalement décidé d’y adhérer tout en réduisant fortement sa contribution financière. 

Même si la compétence ferroviaire est pleinement du ressort de la région Auvergne-Rhone-Alpes, le Département de l’Isère peut encore ponctuellement financer des investissement au titre de la solidarité territoriale ou dans le cadre du contrat de plan Etat-Région, comme cela a pu être le cas sur la ligne Grenoble-Veynes-Gap.

Avec des territoires très diversifiés, il n’existe pas de solution de mobilité unique et le modèle multimodal demeure plus que jamais d’actualité. Le Département se doit tout à la fois soutenir le développement des alternatives à l’autosolisme et assurer des conditions de déplacements automobiles correctes quand il n’y a pas d’alternative.

Au-delà de ces actions de court terme, le Département a également la possibilité de porter un modèle de développement du territoire limitant les besoins de déplacement, notamment en soutenant les dynamiques locales des villes moyennes et bourgs, ainsi que le maintien de services publics et privés au plus près de l’habitant.
Le Département doit également s’appuyer sur les infrastructures et dispositifs existants (train Grenoble-Veynes, véloroutes, ascenseurs valléens, navette touristique type Transaltitude) pour porter une autre vision du tourisme plus ancrée sur les territoires et plus respectueuse de l’environnement.

Notre proposition, en détail.

Sur l’entretien et la gestion des routes, il sera donné la priorité à la sécurisation des axes accidentogènes et au maintien de la correcte accessibilité de toutes les communes. Une attention particulière sera apportée à ce que tout nouvel aménagement n’entraîne pas d’augmentation de trafic, tout particulièrement de transit. 

Les marchés publics de voirie comporteront une clause environnementale renforcée afin de privilégier partout où c’est possible des techniques plus économes en émission de gaz à effet de serre (par exemple : techniques d’enrobés tièdes, réutilisation de matériaux…).

Le Département mène depuis près de quinze années des expérimentations de covoiturage sur différents territoires. Force est de constater que le modèle idéal est difficile à mettre en place, particulièrement sur des territoires à faible densité de population, comme la montagne ou la campagne. Les changements de comportements ainsi que le service de public de covoiturage récemment mis en place sur le Voironnais et la Métopole incite toutefois à poursuivre ces efforts, notamment par une valorisation financière à hauteur de l’enjeu.

Le Département apportera également son soutien financier sur les investissements ferroviaires portés par la Région et/ou l’Etat avec une priorité absolue sur les transports du quotidien : modernisation des lignes Grenoble-Lyon, Grenoble-Veynes-Gap, projet de RER à la Grenobloise, travaux de l’étoile ferroviaire de Grenoble. 

Le Département reprendra toute sa place dans les autorités organisatrices de mobilités (AOM) pour contribuer à la promotion d’un modèle multimodal de mobilité. Cela sera notamment le cas sur le Sud Isère au SMMAG après deux ans d’obstruction politique qui ont été grandement dommageables au syndicat.